1-       Pourquoi ce choix de devenir prêtre ?

 

 Tout comme n’importe quel choix, il faut être libre et réellement vouloir ce qu’on choisit. Mon rêve était de devenir médecin chirurgien. Mon papa était vétérinaire, donc moi je voulais faire le contraire, soigner les hommes et être à leur service. J’ai été positivement influencé à partir de 11/12 ans par mon oncle, Père Pierre Essessi-OTTO. Il était généreux, sympathique et travailleur. Il était heureux et aidait tout le monde, sans distinction. Il n’était pas riche mais il était aimé. Je me suis dit, un jour, je serai comme lui avec une joie de vivre et une bienveillance à l’égard de tous.

 

Pour moi, être prêtre a été un long chemin avec beaucoup de concessions, de sacrifices et d’abandon : à soi-même et par rapport aux autres. J’ai appris à m’attacher qu’ à la providence et à la grâce de Dieu qui appelle malgré nos faiblesses. Quoi qu’il en coûte, avec la grâce de Dieu, j’ai persévéré et j’ai surtout crû, comme tout petit, à l’amour invincible du Christ pour moi et pour chacun d’entre nous. C’est cet amour invincible et inconditionnel qui est ma potion magique. Aimer avant toute chose et par-delà de tout. Être un instrument de cet amour du Christ, c’est cela être prêtre et c’est pourquoi je suis prêt à donner ma vie pour le Christ et pour servir son Église.

 

2-      Quel évènement a été décisif ?

  

Dans ma vie, il n’y a pas eu un évènement extraordinaire et décisif à la manière d’un St Paul. Tout s’est joué dans les actions simples, ordinaires parfois joyeuses, parfois douloureuses de ma vie. C’est à travers ces évènements, que j’ai appris a aimé Jésus Christ et aussi à comprendre certains enseignements de l’Église. J’ai surtout découvert la foi au Dieu de Jésus-Christ grâce à mes parents, mais spécialement grâce à ma maman. Tout petit, j’ai compris qu’on peut prier, parler à Dieu, lui confier mes joies et mes peines à tout moment de ma vie. À la maison, ma famille se réunit le matin au réveil et le soir au coucher pour prier. Pour moi, la foi repose sur la confiance et sur la transmission. Ma maman est un pilier dans ma foi. Aujourd’hui, j’ai confiance en Jésus-Christ quel que soit les moments de ma vie et cela m’aide à aimer mes frères et sœurs que vous êtes. Par-dessus tout, j’ai découvert dans la Bible, l’amour invincible d’un Dieu proche ; et ce Dieu c’est Jésus-Christ. Aimer une personne comme Jésus-Christ l’aime donne la vie. Voilà l’évènement décisif.

 

 3-      Qu’est-ce qui te rend heureux ?

 

L’amour de maman pour le Christ me rend heureux. Celle qui m’a donné la vie aime une Personne qui est source de Vie et d’Amour. À mon tour, Je suis sûr que je ne me trompe pas d’aimer cette personne, Jésus-Christ, que je découvre dans le visage de mes frères et sœurs que vous êtes. Être aimé et aimer les autres me rend heureux. Se savoir aimer par le Christ est une force d’amour. Cela me rend heureux tout comme être avec mes amis du foot de la Ferté-Macé.

 

L’acceptation de soi, être un homme ouvert d’esprit, bienveillant, accueillant et fraternel sont des qualités que je considère nécessaire pour que je sois heureux. Dans les moments difficiles de ma vie, l’Esprit Saint du Christ que je reçois en méditant des passages bibliques et les sacrements de l’Église m’aide à savoir demander de l’aide et à ne pas me culpabiliser sur mes fragilités ; mais plutôt à chercher des moyens pour les surmonter et à poursuivre ma vie confiant dans la miséricorde de Dieu.