Soeur Hélène Versavel, sœur de Saint François d’Assise,  vit à Bagnoles de l’Orne.

 

 

 

Comment est né votre appel à la vie religieuse ?

 

 

 

C’est une longue histoire, qui traduit surtout la patience et la fidélité du Seigneur, là où j’ai pris tout un tas de chemins de traverse. A 45 ans, j’ai fait mes premiers vœux il y a 4 ans. J’ai depuis longtemps eu une attirance pour la vie fraternelle, et pendant plusieurs années, j’ai fait partie de la fraternité franciscaine séculière, la branche laïque de la famille franciscaine. Mais il me manquait quelque chose, que j’ai mis longtemps à découvrir : ce désir profond de vie communautaire, avec des sœurs avec lesquelles je partage ma vie au quotidien, pas juste une rencontre mensuelle. Un autre point me freinait, la vie eucharistique. Pendant longtemps, je ne suis pas allée à la messe, et encore aujourd’hui, y aller chaque jour me demande un effort. Mais là aussi, le Seigneur a su me guider et m’aider à dépasser cela. Pour moi, rester dans la famille franciscaine était une évidence. J’ai rencontré les sœurs de saint François d’Assise en mai 2010, et après une année de postulat, je suis entrée au noviciat. Je viens d’arriver à Bagnoles de l’Orne, après 3 ans au Puy en Velay.

 

 

 

Quelle est votre mission ?

 

Ma première mission est d’être sœur avec mes sœurs… de prier avec elles, de vivre en communion avec elles, ce qui implique aussi la gestion de la vie quotidienne. Ce n’est pas le plus visible, d’autant que je suis en mission à l’extérieur. Je travaille au pôle annonce de la foi. Je fais partie de la commission Laudato Si du diocèse. Comme je viens d’arriver, je découvre ce qui se vit dans le diocèse… et c’est très riche. Je travaille aussi sur la prochaine visite pastorale du monde rural, que Mgr Habert va faire, sans doute à partir de la rentrée prochaine.

 

 

 

Qu’est-ce qui vous rend heureuse ?

 

Ma passion c’est l’ornithologie… alors c’est de pouvoir contempler les oiseaux, les entendre, découvrir leurs habitudes. Profiter de la beauté de la création en général me rend heureuse. Et puis, voir des personnes heureuses, essayer de faire des petites choses pour cela, quand c’est possible. Par exemple passer un du temps avec une personne seule, ou proposer un coup de main pour telle ou telle chose. Ce n’est jamais de l’ordre du spectaculaire. C’est être avec les personnes, vraiment, et découvrir ce qui fait le sel de leur vie.

 

 

 

Que diriez-vous à un jeune qui se pose la question de la vie consacrée ?

 

Ce qui est fondamental : ne pas rester seul avec ses questions, en parler à une personne de confiance.

 

Je lui dirais va rencontrer des religieux et religieuses, ceux qui te semblent heureux de leur choix de vie. Parce que oui, cet appel à la vie religieuse est un appel au bonheur. Et puis, je lui proposerais d’écouter la paix qui habite son cœur quand il se pose la question. Être en paix, avoir un sentiment de joie profonde, ont été pour moi des critères primordiaux quand j’ai essayé de comprendre, dans la prière et la méditation de la Parole de Dieu, à quoi le Seigneur m’appelait.